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Texte
 


Antonin DVORAK, Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104, BV 191, Pierre FOURNIER, Orchestre de la Radio Suisse Italienne, Hermann SCHERCHEN, 25 avril 1962, Teatro Apollo, Lugano

Antonin Dvorak compose la plus grande partie de son concerto pour violoncelle en si mineur pendant son séjour aux États-Unis. Il commence d'esquisser cette oeuvre en novembre 1894. Le 10 décembre 1894, il écrit à son ami Alois Göbl qu'il en a terminé le premier mouvement. La composition fut achevée durant l'hiver 1895 (il s'agit en fait de son 2e concerto pour violoncelle: il existe une partition d'un premier concerto composé en 1865, mais qu'Antonin Dvorak n'a jamais orchestré).
L’instrumentation finale du concerto doit beaucoup à son ami violoncelliste tchèque, Hanuš Wihan, qui a inspiré la composition de cette oeuvre et y a même collaboré. L'oeuvre lui est dédicacée, mais un différend artistique oppose les deux musiciens sur certaines révisions de la partition et Dvorak récuse en particulier la cadence du dernier mouvement. La création eut lieu le 19 mars 1896 à Londres, avec Leo Stern en soliste (en remplacement de Hanuš Wihan, ayant un autre engagement à ce moment) accompagné par l'orchestre de la société philharmonique sous la direction du compositeur.

Une courte description extraite des
notes rédigées par Steven Isserlis en 2013 pour Hyperion dans une traduction de Marie-Stella Pâris:

"[...] À propos du concerto lui-même, il n’y a pas grand-chose à dire; la puissance de son parcours émotionnel, qui s’exprime avec cette simplicité et ce côté direct caractéristiques du langage populaire de Dvorák, écarte toute idée de description. L’écriture orchestrale, avec des solos de flûte et de clarinette particulièrement importants, est aussi imposante que dans les symphonies de Dvorák. Du début très grave à la fin triomphale en passant par l’apparition magique du second sujet confié au cor,[...]"
à partir de 1:58 env. "[...] l’entrée héroïque du violoncelle en si majeur,[...]" à partir de 3:11 env. "[...] le début exaltant de la réexposition avec une transformation progressive du second sujet,[...]" à partir de 11:02 env. "[...] le premier mouvement offre un mélange irrésistible d’épopée et de confession touchante.

Dans le deuxième mouvement en sol majeur, on sent certainement le mal du pays dont souffrait Dvorák à l’égard de sa chère Bohême. La nostalgie et l’amour de la nature semblent encadrer chaque note, en particulier dans le doux thème initial, ainsi que dans le chant des oiseaux que l’on entend au cours de la cadence accompagnée [...]" à partir de 07:20 env. "[...] et qui orne le retour de la première section.[...]

Le finale est un rondo à grande échelle doté, comme l’indique le programme de la création, d’un «sujet d’une plénitude presque embarrassante». Bon, peut-être pas embarrassante, mais Dvorák fait apparaître comme par magie, l’un après l’autre, des thèmes d’une ravissante beauté - notamment un troisième sujet dans la tonalité pastorale de sol majeur du mouvement lent
[...]"
à env. 5:36 "[...] imprégné d’un parfum de retour à la maison qui, si le concerto était resté sous sa forme d’origine, aurait poussé l’oeuvre vers une joyeuse conclusion.

Toutefois, la fin du concerto allait subir une transformation. Un mois après le retour de Dvorák en Bohême, Josefina mourrait; et à sa mémoire, il prolongea la coda finale avec des réminiscences du premier comme du deuxième mouvement—notamment une autre citation de la mélodie qu’elle aimait tant, confiée cette fois à un solo de violon, sur un accompagnement de hautbois et de clarinettes
[...]. Même après coup, cela change l’impression d’ensemble du concerto; une oeuvre qui aurait pu avoir un caractère largement festif se trouve teintée d’un sentiment d’adieu. Il est intéressant de comparer cette coda à une autre fin profondément émouvante d’un concerto pour violoncelle, celui d’Elgar. Dans ce dernier, on sent que la coda est une part essentielle du plan général de l’oeuvre; dans celui de Dvorák, on peut avoir l’impression qu’il s’agit d’une pensée après coup - mais elle n’en est pas moins déchirante.[...]" citations extraites des
notes rédigées par Steven Isserlis en 2013 pour Hyperion dans une traduction de Marie-Stella Pâris.
Les temps indiqués se rapportent à l'enregistrement que je vous présente ci-dessous.

La partition peut être librement téléchargée
sur cette page de l'IMSLP. La photo d'Hermann Scherchen - ci-dessus à gauche - date du début des années 1960, elle est donc à peu près contemporaine de cet enregistrement.

L'enregistrement que je vous en propose ici est une splendide perle des archives de la Radio de la Suisse de langue italienne... Nous sommes le 25 avril 1962 dans le "Teatro Apollo" de Lugano: Hermann SCHERCHEN dirige l'Orchestre Symphonique de la Suisse Italienne (Orchestra della Svizzera Italiana, OSI), accompagnant Pierre FOURNIER dans ce Concerto pour violoncelle et orchestre d'Antonin Dvorak - les autres oeuvres au programme de ce concert étaient la 3e symphonie de Johannes Brahms et la Grande Fugue Op. 133 de Ludwig van Beethoven. Le concert fut à l'époque diffusé en direct sur l'émetteur du Monte-Ceneri (Ref.: Gazette de Lausanne, 25.04.1962, page 2, rubrique Radio-TV, Monte-Ceneri).

L'enregistrement est paru sur CD en 1994 chez Tahra, TAH 116, Hermann Scherchen à Lugano, remplacé en 2001 par le double CD TAH 428/9 (Hermann Scherchen à Lugano, avec l'intégralité de ce concert du 25 avril 1962), ainsi qu'en 1996 chez Ermitage (Italy) ERM 170-2 et en 2000 chez Aura Music (Italy) AUR 177-2.

À noter qu'il s'agit du seul enregistrement connu de cette oeuvre sous la direction de Hermann Scherchen, du moins actuellement (octobre 2013), et en outre de la seule oeuvre d'Antonin Dvorak dont un enregistrement sous la direction de Hermann Scherchen soit actuellement connu. Avec Pierre Fournier et d'autres chefs on connaît par contre plus d'une douzaine d'enregistrements de ce concerto.


La photo de Pierre Fournier - à gauche - provient du disque DECCA ECS 785,  elle date probablement du début des années 1960.

Voici donc l'enregistrement avec Hermann Scherchen, tel que rediffusé par la radio...

Antonin Dvorak, Violoncellokonzert in h-moll, Op. 104, BV 191, Pierre Fournier, Orchestre de la Radio Suisse Italienne, Hermann Scherchen, 25 avril 1962, Teatro Apollo, Lugano (1. Allegro 14:26, 2. Adagio man non troppo 11:35, 3. Finale. Allegro moderato 11:58)

que vous pouvez obtenir en...


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Radiodiffusion (Archives RSI) -> WAV ->
FLAC

3 fichiers FLAC, 2 fichiers CUE (*) et 1 fichier PDF dans 1 fichier ZIP

(*) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.

 
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