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Texte
 


Johann Sebastian BACH, Klavierkonzert in d-moll, BWV 1052, Roger AUBERT, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest ANSERMET, 13.09.1961, Victoria-Hall, Genève

Cet enregistrement peut être également écouté en ligne dans l'album J.S.Bach du groupe Ernest Ansermet du site www.notrehistoire.ch. Le logiciel Adobe Flash Player doit toutefois être installé sur votre ordinateur pour pouvoir écouter le fichier.

Cette oeuvre était au programme du concert organisé par la Fondation des émissions de Radio-Genève, le 13 septembre 1961, diffusé le même soir sur l'émetteur de Sottens - ci-contre l'article paru le lendemain dans le Journal de Genève (*). Un document précieux car les enregistrements de la musique de Bach sous la direction d'Ernest Ansermet ne sont pas nombreux - la plupart dorment encore dans les archives radio, à l'exception de quelques cantates qu'il a pu enregistrer pour le disque.

Le soliste est ici Roger AUBERT, un nom aujourd'hui un peu oublié. Il est resté connu avant tout comme directeur de Radio-Genève, puis directeur de la musique à la radio et à la télévision romandes.

Il fait des débuts brillants comme pianiste au début des années 1930, par exemple...

* JG, 02.07.1932, page 4 "[...] M. Roger Aubert représente les diplômes de capacité. Ce jeune pianiste, auquel le public témoigne une amitié vive, est plein de talent. Son jeu est facile et coloré. Il a le don sportif de l'instrument, il a l'élégance, ainsi qu'en témoigne sa Ballade de Chopin. [...]"

* JG, 17.09.1932, page 5, rubrique Théâtre et Musique "[...] le pressant devoir de dire tout le bien que je pense des exécutions pianistiques du jeune Roger Aubert. Soit dans l'ingrate Toccata de Schumann, soit dans la difficultueuse Toccata du Tombeau de Couperin de Ravel, il a fait montre d'une brillante virtuosité et d'une musicalité naturelle. On lui fit un succès aussi vif qu'aux deux charmantes danseuses [...]".

* JG, 24.06.1933, page 6, rubrique Théâtre et Musique, Au Conservatoire - Les examens des classes de virtuosité "[...] Pour commenter l'examen de M. Roger Aubert et dire ce que je pense de ce jeune virtuose, il me faudrait posséder un dictionnaire de synonymes: je l'ouvrirai au mot "incomprable" et je transcrirais la liste complète des mots qui ont le même sens. Incomparable est bien le mot qui s'impose, car M.Roger Aubert ne peut être comparé aux deux élèves précitées, ni à la plupart de ceux qui l'ont précédé dans les classes de piano du Conservatoire [...]"

Un de ses camarades de classe au Conservatoire - classe de piano de Johnny Aubert (1888-1959), oncle de Roger Aubert - est la pianiste Doris Rossiaud.
 

Roger Aubert est ensuite admis au Conservatoire de Paris, JG, 25.11.1933, page 6, Rubrique Théâtre et Musique, Roger Aubert au Conservatoire de Paris "[...] Roger Aubert, qui est sorti des classes de piano de notre Conservatoire en juin dernier, en remportant le diplôme de virtuosité avec distinction, vient de passer avec grand succès le second examen éliminatoire pour l'entrée au Conservatoire de Paris. Le jeune virtuose genevois est sorti premier de cette épreuve ultime et il a été admis dans la classe de Lazare Lévy.
C'est un honneur pour le Conservatoire de Genève et pour son professeur, M.Johnny Aubert. Ajoutons que c'est le troisième élève sorti des classes Aubert qui entre brillamment au Conservatoire de Paris: Marguerite de Siebenthal, Morica Papaianou et Roger Aubert [...]".

Puis, JG du 30.06.1935, page 7, rubrique Nos musiciens à l'étranger "[...] M.Roger Aubert, qui avait obtenu un prix de virtuosité avec distinction au Conservatoire de Genève, dans la classe de son oncle, M.Johnny Aubert, vient de remporter le premier prix de piano au Conservatoire de Paris [...]".

Pendant ces années on retrouve souvent son nom aussi bien dans les programmes de récital que dans ceux de concert avec orchestre, dans les grands classiques, mais aussi très souvent dans de la musique contemporaine.

Il commence à jouer en dehors de l'Europe, par exemple aux États-Unis, JG 07.06.1938, page 7, rubrique Nos artistes à l'étranger "[...] Le jeune pianiste genevois s'est récemment embarqué pour les États-Unis, où il a été engagé pour donner une série de concerts [...]".
JG, 25.11.1938, page 6, rubrique Spectacles et Concerts "[...] Nous apprenons que notre compatriote, le brillant pianiste Roger Aubert, donnera le 29 novembre prochain un récital au Town-Hall de New-York [...]"
JG, 05.05.1939, page 3, même rubrique "[...] Notre jeune compatriote, le pianiste Roger Aubert, vient d'être engagé pour jouer en soliste avec l'Orchestre Philarmonique de New-York, au concert de gala qui aura lieu le 11 mai dans cette ville, au Carnegie Hall [...] Roger Aubert interprétera en particulier le Concertino de Honegger [...]". Ce concert était patroné par M.Marc Peter, ministre de Suisse aux États-Unis, composé uniquement de musique suisse comtemporaine, le "New-Yorker Philarmonic Symphony Orchester" étant placé sous la direction de deux musiciens suisses, Rodolphe Ganz, président du "Chicago Musical College" et Ernest Schelling - GL, 15.05.1939, page 5, voir l'extrait de la Gazette de Lausanne, ci-dessus à droite (*).

Puis viennent les années de guerre, qui marquent une coupure de carrière, comme pour beaucoup d'autres musiciens. Ce sont des années difficiles. Après la guerre Roger Aubert est actif surtout en Suisse, aussi bien comme pianiste que "dans les affaires", avant de se consacrer à nouveau uniquement à sa carrière de pianiste: JG 03.05.1958, page 15, Rubrique Au Conservatoire - La rentrée de Roger Aubert "[...] On ne peut manquer de considérer la rentrée, hier soir, de Roger Aubert sur une estrade de concert comme un véritable évènement. Car il y a douze ans exactement qu'en plein succès, à la suite de brillantes tournées en Amérique, Roger Aubert se décidait brusquement à abandonner la carrière de pianiste pour se lancer dans les affaires. Et voilà soudain qu'il nous réapparaît - avec un récital préparé comme ça, entre ses heures de bureau - comme si rien ne s'était passé. Il nous revient avec son talent intact, merveilleux, mûri encore. Il nous apporte même une notion que l'on croyait dévalorisée à notre époque de "pianisme" percutant ou cascadant, celle du painiste-poète [...]" un article signé "F.W.", très probablement Franz Walter.

En 1960 il entame une nouvelle carrière, à la radio: il est d'abord nommé membre de la commission des programmes de l'émetteur de Sottens, en remplacement de Jean Binet, décédé (JG 02.04.1960, page 2, JG 06.01.1961, page 2). À côté de cette nouvelle fonction il continue de donner de nombreux récitals et concerts.

À partir du 1er janvier 1964, il reçoit la direction de Radio-Genève "[...] On sait que M. Pierre Colombo devait succéder à M.René Dovaz à la direction de Radio-Genève mais que sa santé - qui fort heureusement s'est améliorée - l'avait empéché d'assumer une charge aussi lourde. C'est sur M.Roger Aubert que s'est porté le choix de la Fondation de Radio-Genève, choix heureux si l'on veut bien considérer que désormais, avec la nouvelle organisation de la SSR, c'est à Genève qu'incombera la direction des programmes musicaux de la Radio romande [...] Précisons que M.Colomvo continuera d'assurer la direction des émissions musicales.[...]" (JG 06.07.1963, page 13)
Cette nomination est confirmée peu après: "[...] La parlement de la radio a siégé. Le plan de réorganisation demandé par le Conseil Fédéral approuvé sans discussion [...] Le comité central a confirmé la nomination, annoncée samedi, de M.Roger Aubert au poste de directeur du Studio de Genève[...]" JG 08.07.1963, page 2.
Cette nouvelle responsabilité l'oblige bien entendu à réduire de plus en plus son activité de pianiste.

En 1973, lors de la réorganisation de la Radio et Télévision suisse, Roger Aubert est nommé au poste de directeur de la musique à la radio et à la télévison romandes (JG 19.01.1973, page 3), voir par exemple le JG du 17.04.1974, page 12 pour un interview de Roger Aubert sur sa nouvelle fonction.

Il quitte ce poste en 1978, André Zumbach prend sa succession (GL, 21.11.1977, page 5). Il reprend alors son activité de pianiste, qu'il va continuer jusqu'à un âge très avancé.

Abréviations:
JG = Journal de Genève
GL = Gazette de Lausanne

Cette  recherche biographique a été rendue possible grâce aux admirables
Archives Historiques Le Temps, "Une initiative soutenue par Bibliothèque nationale suisse | Bibliothèque de Genève | Bibliothèque de Lausanne | Fondation de Famille Sandoz | Mirabaud & Cie | PubliGroupe".

(*) Les deux extraits photos ci-dessus proviennent de cette banque de données.

Voici donc...

Johann Sebastian Bach, Klavierkonzert in d-moll, BWV 1052, Roger Aubert, Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, 13.09.1961, Victoria-Hall, Genève (1. Allegro 09:14, 2. Adagio 07:45, 3. Allegro 08:48, durée totale: 25:47)

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(**) 1 fichier CUE pour les fichiers décomprimés en WAV et 1 fichier CUE pour les fichiers comprimés FLAC, si votre logiciel peut utiliser directement les fichiers FLAC.

 
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